Non classé

Nous sommes au mois de Ramadan.

La femme voit ses responsabilités se doubler pendant ce mois béni. En effet, en plus de continuer à exécuter ses tâches habituelles, elle doit aussi se conformer aux exigences du mois de jeûne. Si elle a une occupation professionnelle par exemple, elle doit continuer à aller au boulot, et conjuguer cela avec ses activités ménagères et religieuses.

Bonjour, chers lecteurs de aujourd’hui, nous ferons un petit tour dans la communauté musulmane précisément un très beau coucou à ses braves femmes qui ménagent vie professionnelle et le ramadan.

La particularité du mois de Ramadan pour la femme, c’est qu’elle voit ses travaux se multiplier. Elle est la première à se réveiller le matin pour préparer le repas du « suhour » (jeûne) afin que la famille puisse jeûner. A la rupture encore, il faut qu’elle s’y mette pour permettre à sa famille de rompre convenablement. Sans compter que la plupart du temps, les mets sont diversifiés avec des plats principaux, de la bouillie, des jus… Alors qu’elle doit également accomplir des activités religieuses. La femme se retrouve donc au four et au moulin. Nous avons deux témoignages de deux femmes mariées avec les mêmes responsabilités dont les organisations divergent.

Madame Diallo qui vit seule avec son mari, responsable commerciale d’une boite de la place, partage son expérience avec nous, « la femme doit se fixer des objectifs pour accomplir son devoir de bonne épouse, de bonne mère et de bonne citoyenne. Le week-end, c’est l’occasion pour moi de faire le marché pour la semaine et de préparer diverses sauces que je mets dans le frigo donc les jours ouvrable, Je me lève vers 4 h du matin pour réchauffer les repas que nous prenons pour le jeûne. Je reste pour faire le ménage dans la maison et l’entretien de mon enfant. Vers 7 h 30 je prends la route du bureau, de passage, je dépose mon enfant chez ma mère pour descendre souvent vers 15 h 30. De retour, je m’adonne à la cuisine pour préparer la rupture du jeûne ensuite je continue avec le repas de l’aube. Je n’ai même pas un petit temps pour moi, car je dois faire face à mes travaux toute seule. ».

Mme Traoré vit avec sa belle famille et elle est comptable, elle nous raconte : « Je mets mon réveil à 2 h 30 du matin où je commence à préparer le repas de l’aube pour les jeûneurs. Après avoir tout préparé je commence à réveiller les jeûneurs vers 4 h et je continue avec d’autres tâches. Après le repas je lave mon mil pour la bouillie du petit soir et je fais la vaisselle. Vers 7 h en partant au bureau, je me rends au marché pour acheter les condiments du repas de la rupture du jeûne. Avant d’aller, je prépare le repas de mon beau-père qui ne peut plus jeûner à cause de son âge avancé. Arrivée au Bureau, je suis déjà épuisée. Etant comptable, je ne peux pas me permettre de faire de erreurs du coup je reste sur la garde. Vers 14h de retour, je rejoins la cuisine pour préparer la bouillie, le riz, le quinquéliba et le gingembre. J’ai chaque jour aussi un petit plat à préparer que les gens prennent avant d’aller à la prière ».

Malgré ces journées très chargées, nos deux lionnes parviennent aussi à jeûner et à être présente à la prière de la nuit. Pour ces mères de famille, elles font tout cet effort pour avoir la baraka du bon Dieu car on dit » Celui qui donne au jeûneur de quoi rompre son jeûne aura la même récompense que lui, sans pour autant que cela ne diminue en rien la récompense du jeûneur lui-même ». Elle ajoute que la femme qui accepte de souffrir dans le foyer verra ses enfants en récolter les bienfaits.

Depuis la nuit des temps les femmes sont celles qui souffrent le plus pour le bien-être de la famille. Ainsi à l’image de ses grands-mères et mères qui ont accepté de se soumettre dans le foyer, elles supportent le coup de la fatigue.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page