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Jour 3: Campagne 16 jours d’activisme « Tout a commencé par un je t’aime jusqu’à l’éternité »

Au début, je croyais vraiment à cette promesse. Il était attentionné, présent, presque trop parfois, mais j’y voyais de la passion. Puis un jour, il m’a dit que sans lui, je n’étais rien. Cette phrase a glissé comme une ombre dans ma vie, sans que je comprenne encore qu’elle annonçait la suite. C’est là que tout a vraiment commencé.Au fil des mois, ses mots sont devenus des armes. Les petites remarques se sont transformées en humiliations, les critiques en soupçons, les soupçons en interdictions. Je vivais dans la tension permanente de ses humeurs. Chaque regard était une menace silencieuse, chaque soir une nouvelle peur. Pourtant, je me raccrochais à l’idée qu’il m’aimait, qu’il pouvait changer, qu’il fallait juste être patiente.La violence n’a fait que s’installer davantage. Elle s’est insinuée dans le moindre geste, la moindre discussion, jusqu’à me vider de moi-même. Il me répétait que personne ne voudrait de moi, que je devais lui être reconnaissante. Je croyais que partir serait un échec, un abandon, alors je restais. Jusqu’au soir où il a levé la main encore une fois. Cette fois, devant notre fille. J’ai vu la peur allumer ses yeux d’enfant, et mon cœur s’est brisé.C’est ce regard qui m’a réveillée. J’ai compris que rester n’était pas de l’amour, ni de la loyauté, mais une condamnation. Pour moi, et pour elle. Le lendemain, j’ai trouvé la force que je croyais perdue. Je suis partie. Pas pour fuir, mais pour nous sauver toutes les deux. La route a été dure, semée de doutes, de honte, de nuits où je croyais tout recommencer seule. Mais chaque jour loin de lui était déjà une victoire.Aujourd’hui, je m’appelle Mariam, je suis survivante. Je vis en paix, je reconstruis ma vie morceau par morceau, et je réapprends à respirer sans peur. Si tu lis mon histoire, j’aimerais te dire ceci : tu n’es pas seule. Tu n’as pas à supporter. Tu as le droit de vivre, d’être libre, d’être aimée sans douleur. Les violences conjugales ne sont pas une preuve d’amour, ce sont un crime. Si tu es victime ou témoin, parle, alerte, agis. Témoignage recueillis par Samassekou Fatoumata📸 AI.Image

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