⁠Politique

Au Niger, le sort précaire de Moussa Tchangari et des voix discordantes

Cet éditorial a été initialement publié sur Afrique XXI.

Ce mardi 3 décembre, Moussa Tchangari, secrétaire général de l’association Alternative Espaces Citoyens (AEC), a été violemment arrêté chez lui et amené, les yeux bandés, vers une destination inconnue. Moussa Tchangari revenait d’un voyage dans un pays de la sous-région ; les hommes armés qui ont fait irruption chez lui alors qu’il retrouvait sa famille ont également emporté son téléphone, son ordinateur et sa valise. Confinée, la famille a subi des intimidations pendant plusieurs heures.

Après deux jours d’incertitude quant à son lieu de détention, on a appris qu’il était gardé à vue au Service central de lutte contre le terrorisme et de la criminalité transnationale organisée à Niamey. Il pèse sur lui de lourdes accusations : « apologie du terrorisme »« atteinte à la sûreté de l’État » et « association de malfaiteurs en lien avec le terrorisme », selon un communiqué de l’AEC.

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